La Femna

Dans des sifflements d’oiseaux, Femna apparait.

Sa chevelure dessine une image attendue, presque familière. Elle semble répondre à une certaine idée de ce qu’elle devrait être. Mais derrière cette masse de cheveux, quelque chose demeure difficile à atteindre.

Les cheveux deviennent alors le lieu de cette tension. Ils sont coiffés, tirés, attachés, contraints. On les serre, on les essore, comme s’ils avaient absorbé les regards, les critiques, les préjugés, tout ce qui s’est déposé sur elle.

Dans cette lutte, la chevelure ne disparaît pas. Elle change de place.

À mesure qu’elle est contenue, autre chose se découvre. Le visage s’ouvre, le corps prend de l’ampleur, une voix jusque-là retenue trouve son espace.

Femna apparaît alors autrement : plus affirmée, plus vaste, plus riche que l’image qui semblait d’abord pouvoir la définir.